ESPAGNE

À la découverte des Asturies

septembre 18, 2020

La principauté autonome des Asturies, c’est le poumon vert de l’Espagne. Au nord, plus de deux cents plages cachées dans de superbes criques aux eaux turquoises vous attendent ! Lézarder sur la plage, très peu pour vous ? Aucun problème ! Les terres abritent six parcs naturels dont le premier parc national du pays, Les Pics d’Europe, protégé depuis 1918. Amoureux de la nature et randonneurs, c’est par ici que ça se passe !

lago enol, asturies (Espagne)
Non, vous ne rêvez pas, c’est bien l’Espagne !

De la Cantabrie aux Asturies, la route évolue entre massifs montagneux recouverts de végétation luxuriante et plages de rêve. On découvre l’Espagne sous un nouveau jour et nous sommes agréablement surpris. D’un côté les paysages alpins, de l’autre les plages paradisiaques. Que demande le peuple !

En revanche, nous apprécions moins les constructions laissées à l’abandon et les abords impersonnels des grandes villes. On ne compte plus le nombre d’usines et de centrales électriques aperçues en route ou encore les immeubles gigantesques qui gâchent littéralement le paysage si joli…

Pour trouver un spot sympa, nous avons glané pas mal d’infos sur des blogs voyages et Park4Night. Du coup, nous avons jeté notre dévolu sur la plage de San Pedro de la Ribera à 10km à l’ouest de Cudillero, village très prisé des touristes.

plage san pedro de la ribera, Espagne

Après une bonne nuit de sommeil, Yoann s’est octroyé une petite session de bodyboard, histoire de bien démarrer la journée !

Quand tu rencontres la Guardia…

[Aparté : Écrire ce passage, c’est replonger dans une très mauvaise expérience qui nous a mis la boule au ventre pendant un bon moment. En effet, lors de ce voyage, nous avons eu un échange musclé avec la Guardia Civil. Suite à cela, nous avons sérieusement songé à déguerpir pour rentrer en France.

La Guardia Civil, c’est l’équivalent de nos gendarmes sauf qu’ici, ça joue aux cowboys et aux indiens avec les touristes. Des voyageurs (jeunes, famille, personnes âgées) rencontrés sur la route ont eu affaire à la police espagnole et n’en gardent pas un bon souvenir. Ici, on vous raconte notre mauvaise expérience que ce soit la faute à pas de chance, ou dénonciation du voisinage (dans notre cas). Soyons clairs : Notre but n’est pas de vous dégoûter de l’Espagne, bien au contraire !]

C’est donc une belle journée qui s’annonce : quelques photos de paysages par ci, une session de surf par là, un temps au beau fixe.

Vers midi, alors que Yoann prend tranquillement sa douche, quelqu’un tente d’ouvrir la porte latérale du camion. Gimli commence à grogner puis à aboyer. J’entr’ouvre la porte et tombe nez à nez avec deux agents de la Guardia Civil et croyez-moi, ils n’ont pas l’air commodes. Je tente un « Buenos dias » qui restera sans réponse. De leur côté, trois mots : « carné de identidad ». Bon.

Nos cartes d’identité à la main, je sors, suivie de Gimli qui fait son boulot de chien de garde. L’un des deux agents ne semble pas à l’aise avec les chiens (et encore on a pas un Berger Allemand !). Ce dernier se met à crier et à donner des coups de pieds dans le ventre de pépère… WHAT ?! Le second hausse le ton, me montre son flingue et menace de s’en servir si Gimli aboie encore sur son collègue !
Je suis abasourdie. Non seulement les deux agents ne parlent pas un mot d’anglais mais ils me débitent des ordres en espagnol à vitesse grand V ! Le pire dans tout ça, c’est que nous n’avons rien fait de mal hormis dormir sur un PARKING de bord de mer ! Je suis sur le point d’exploser quand Yoann ouvre la porte du camion (timing parfait !) et se poste devant les deux bonshommes. Étrangement, le ton se veut tout de suite moins intimidant…

Bref ! Tout ce cirque pour nous déloger vers un parking quelques mètres plus loin, qui, soit-dit en passant, est une véritable décharge… La pelouse est jonché de déchets en tout genre (couches, papier toilette, plastiques, bouffe, en veux-tu en voilà). Charmant.

S’échapper au Cabo Faro de Vidio

En fin d’après-midi, nous décidons de partir en balade pour « oublier »nos mésaventures. C’était sans compter sur les habitants du bled qui ont voulu prendre le relais de la Guardia. Il ne doit pas y avoir grand-chose à faire dans le coin pour casser les pieds aux voyageurs…

À peine ai-je passé le harnais autour du cou de Gimli qu’un couple à bord d’une BMW arrive sur le parking pour drifter de plus en plus près du camion. Il suffira d’un seul regard entre Yoann et moi pour annuler la promenade et prendre le large. Le conducteur de la BM et sa compagne sortent de leur véhicule pour nous impressionner… Nous ne sommes visiblement pas les bienvenus par ici, on a compris le message ! Bye bye plage de rêve et Kenavo les bouseux !

On parvient à dénicher un spot de secours via l’application Park4Night. Ce soir, on se cale au Faro Cabo de Vidio juste au-dessus du spot de la veille. En haut des falaises qui surplombent la crique où nous étions aujourd’hui, nous croisons un couple de Français tout sourire. Voilà qui nous met du baume au cœur après cette belle journée de merde…

On tente de se consoler avec les beaux paysages qui nous entourent bien que l’on s’accorde sur un point : le début du voyage ne commence pas sur les chapeaux de roues… On songe même à faire demi-tour pour rentrer en France, c’est dire !


You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply